En dernière page de La Lettre n° 24, nous avons pu lire l’article paru dans l’édition de La Nouvelle République et de Centre Presse du 19 mai 2025. Le lendemain, le 20 mai 2025, le Conseil municipal se réunissait. L’opposition a alors posé la question suivante : « Concernant l’église Notre-Dame, où en êtes-vous avec la procédure ? »
Le maire est revenu sur l’article paru la veille dans la presse. L’édition du 22 mai 2025 rapporte ses propos dans l’encadré « Ambiance » de l’article intitulé « Un conseil qui part à la moindre étincelle » :
Le maire, se référant à l’article du 19 mai, a qualifié de « mensongers » les propos de l’association des Amis de Notre-Dame, refusant même de divulguer le nom du président de celle-ci. Il a affirmé : « Cette association montre la municipalité du doigt sur des faits qui sont irréels, qui ne sont pas vérifiés, qui sont faux, mensongers. Il est regrettable d’avoir une association comme ça à Montmorillon, d’autant plus financée par la Ville […]. Cette association a totalement été intégrée à ce projet. »
Concernant la non-conformité des micropieux destinés à consolider l’édifice, le maire a précisé que cette situation avait obligé à stopper les travaux et qu’une procédure était en cours : « Il n’y a rien de communicable ». La Ville a saisi un avocat, qui a mis en demeure l’architecte de reprendre les travaux, « même s’il ne peut pas reprendre les travaux car il y a non-conformité ».
Ces déclarations ont suscité des observations de notre part, transmises au journaliste, notamment sur notre impatience légitime. En effet, l’église est interdite d’accès depuis le 7 juin 2018 et, depuis dix mois, nous attendons des explications sur l’arrêt des travaux de consolidation du mur nord de ce monument emblématique.
Dès le 27 septembre 2024, nous avions demandé au maire de préciser en quoi consistaient les non-conformités des micropieux : il a refusé. De même, nos demandes écrites des 3 et 11 mars 2025, pour obtenir communication des documents relatifs à cette non-conformité, sont restées sans réponse. Cette situation n’est pas nouvelle, puisqu’il nous avait déjà fallu saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) à deux reprises pour obtenir communication des études et avant-projets définitifs, systématiquement refusés par le maire.
Ainsi, notre association n’a pas été intégrée au projet porté par la mairie.
Concernant la déclaration rapportée dans l’article du 19 mai 2025 selon laquelle « la mairie s’est déclarée incompétente pour statuer sur la question », nous avons produit, lors de notre assemblée générale, les échanges de courriers avec le maire, dont l’un précise que « la Ville de Montmorillon n’est pas compétente pour valider ou non une non-conformité sur la réalisation des confortements et la stabilité du mur nord qui repose sur les structures longrines micropieux ». Des copies de ces courriers ont été remises au journaliste présent.
Enfin, notre association n’est pas financée par la ville. Elle reçoit, comme les autres associations, une subvention de fonctionnement de 150 euros. Ce sont les cotisations et dons de ses membres qui lui permettent d’agir en toute indépendance et de financer en partie une indispensable Étude Diagnostic Global de l’église Notre-Dame, afin de permettre notamment la restauration de la tribune et de son orgue, et de programmer les autres interventions en fonction des priorités définies par cette étude.
Ces observations ont été publiées dans l’article « Notre-Dame : la CADA a été saisie » de l’édition du 23 mai 2025 de La Nouvelle République et de Centre Presse.

Lors de cette même réunion du Conseil municipal de Montmorillon, après être revenu sur l’article de presse, le maire a répondu à la question des membres de l’opposition. Il a expliqué qu’un avocat avait été saisi, avec l’appui d’un expert, pour mettre en demeure l’architecte de reprendre les travaux. L’architecte a toutefois répondu que cela n’était pas possible en raison du contentieux concernant les micropieux.
Dans les jours suivant le conseil municipal, une réunion devait se tenir à la demande de l’assurance de l’architecte, réunissant ce dernier, l’entreprise ayant réalisé les micropieux, et le cabinet de contrôle. Aucun dépôt de plainte n’a été envisagé à ce stade, l’objectif étant de parvenir à une « entente à l’amiable » avec la société ayant réalisé la mise en place des micropieux.
La statue sortira-t-elle du placard ?
Conformément à la décision prise lors de l’Assemblée générale du 15 mai 2025, nous avons adressé un courrier à Monseigneur Jérôme BEAU, nouvel Archevêque de Poitiers, pour lui soumettre la demande suivante : que la statue de la Vierge « dite miraculeuse » de l’église Notre-Dame soit hébergée temporairement dans l’église Saint-Martial de Montmorillon, où elle pourrait rester visible, jusqu’à ce qu’elle puisse retrouver sa chapelle d’origine dans l’église Notre-Dame, à laquelle elle est patrimonialement liée.
Nous ne comprenons pas pourquoi ce qui a été possible pour la statue de Notre-Dame des Clés de l’église Notre-Dame-la-Grande de Poitiers ne pourrait pas l’être pour la statue de l’église Notre-Dame de Montmorillon. En effet, le dimanche 8 septembre 2024, la statue de Notre-Dame des Clés a été transportée en procession de l’église Notre-Dame-la-Grande vers la cathédrale Saint-Pierre-Saint-Paul, qui l’héberge temporairement, en raison des importants travaux ayant contraint à fermer l’église, son lieu habituel de résidence.




